Petit maître

Galerie virtuelle
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Une vocation

Études et formation

Premier voyage à Paris

Montréal des années 40

L' École des beaux-arts du Québec

La critique

Jean Dallaire à l'Office national du film

Son approche stylistique

Le Drame chez Dallaire

Dallaire et la culture québecoise


Jean Dallaire et la tradition québécoise

« Le but de la peinture » disait Nicolas Poussin, « c'est la délectation ». [...]



Marie-Thérèse
1938, Huile, 70x57cm
[...] Une exposition [ virtuelle ] résumant aujourd'hui les principales manières du peintre Jean Dallaire a-t-elle pour but de refléter la personnalité de l'artiste ? Mieux, doit-elle renvoyer à l'époque et au milieu qui l'ont vu naître ? Est-ce là sont seul profit ? N'a-t-on vu dans l'œuvre de Jean Dallaire qu'une image typique, satirique ou utopique de l'existence sociale ? Ne devrait-on pas plutôt chercher maintenant à comprendre dans quelle mesure l'expérience de cette œuvre a orienté et modifié le comportement social d'une époque ; comment elle pose aujourd'hui de nouvelles questions et nous suggère des réponses inédites ?

En fabriquant ces objets culturels que sont les tableaux, l'artiste voudrait modifier des comportements ; il participe à un travail de civilisation. Pour mieux marquer l'à-propos de ce sujet, on a voulu mettre en lumière un aspect négligé de l'approche historique de l'œuvre de Jean Dallaire : celui des effets produits. Et ce faisant, on prendra soin de consigner les réponses à notre propre questionnement.


Une vocation

Jean-Philippe Dallaire possède à fond l'art de la fabrication des tableaux, le « faire », la « droite raison » de l'ouvrage à façonner. Tout jeune, - les recherches de Michel Cheff l'ont bien montré - il se sent capable de tout entreprendre. Il a le don de la peinture. Il faut dire qu'à cette époque, il n'a pas l'embarras du choix. Son entourage, l'école, ses protecteurs mêmes proposent. Il répond. Les limites de la culture ambiante facilitent ses élans. Dans cette voie qui est celle du Québec de 1935, on ne se pose pas trop de questions et la pratique artisanale de la peinture est bienvenue. Une toile, c'est un portrait ressemblant, une image pieuse, une scène de genre, une nature morte avec des fruits, un trophée de chasse. Dallaire a peint ainsi, jusqu'en 1937, un nombre considérable de tableaux parmi lesquels plusieurs surprennent encore aujourd'hui.


Dallaire dans son atelier d'Ottawa
Entre autre, deux toiles étonnantes par leur sujet et leur format que l'artiste réalise au cours de l'été 1936, alors qu'il loge à Roberval, chez les parents du Révérend Père George Henri Lévesque : Un après-midi en Chine ( 142 x 142 cm ) et Une nuit en Chine ( 178 x 137 cm ). Elles sont d'inspiration monstrueuse dit Guy Robert dans l'ouvrage consacré à l'artiste. Toutes deux figurent dans leur partie supérieure un monstre affreux, poulpe ou dragon, attaqué au couteau par un géant musclé. Au premier plan, au bord d'une mer ensanglantée, une foule nombreuse vaque à ses occupations, à ses plaisirs violents ou libertins. On pourrait imaginer que le Père Lévesque ait suggéré à l'artiste de se libérer de certains fanstasmes ou de passions libidineuses en les éprouvant dans l'imaginaire. Ces ouvrages, du même coup, pouvaient produire un effet semblable sur leur public. L'artiste de vingt ans en fut sans doute conscient puisque dès lors, n'a cessé de le tourmenter le problème de la pratique créatrice de son art.


Études et formation


Portrait de jeune homme
1935, huile, 76x61cm, MQ


Sauf pour un court séjour à l'École technique centrale de Toronto en 1935 et quelques séances de travail à l'École du musée de la même ville, Dallaire n'a pas eu de formation académique appropriée à la tâche que la société québécoise entrevoit pour lui, qu'il s'agisse de répondre à des besoins de peinture murale, religieuse ou autre, ou de tableaux de chevalet susceptibles d'entretenir et de renouveler une frêle tradition. À compter de 1937, on songera plutôt autour de lui, en réponse à ses questions, autant au perfectionnement de son art qu'à sa formation culturelle.


Portrait de Mme Lévesque
1936, huile, 76x61cm, MQ


S'il a beaucoup appris au contact de divers artistes à Hull et à Ottawa, dont Henri Fabien et Henri Masson ; s'il a bien connu le fresquiste français Alfred Courmes de passage à Ottawa pour l'exécution de murales de style Art Déco à l'Ambassade de France, un contact avec le milieu montréalais suscite chez lui une meilleure conscience de la vie artistique québécoise avant la poursuite de sa formation dans un grand atelier parisien. Sur les conseils de l'abbé André Lecoutey qu'il fréquente chez les dominicains d'Ottawa, il accepte l'aide de la famille Taché de Hull pour l'obtention d'une bourse d'études à Paris conditionnellement à une année de travaux à l'École des beaux-arts de Montréal. On lui offre somme toute, les mêmes avantages que l'on avait offerts à Paul-Émile Borduas dix ans plus tôt.

En tout, les nouvelles études académique de l'artiste se résumeront à près de deux ans : soit de septembre à mai 1938 à l'École des beaux-arts de Montréal ; quelques mois à l'École de Maurice Denis et George Desvallières, Les Ateliers d'art sacré ; sans oublier ce qui, peut-être, lui fut le plus profitable, un court séjour, probablement de septembre à décembre 1939, à l'Académie du peintre et professeur réputé André Lhote. En décidant de s'inscrire à cette Académie, Dallaire s'engageait dans une pratique nouvelle de la peinture. Non plus artisanale et en réponse à des besoins dictés, connus et anticipés, comme la voyaient l'École des beaux-arts de Montréal et Les Ateliers d'art sacré de Paris, mais dans une pratique d'autonomie différentielle, lui permettant de choisir ses sujets et de valoriser ses propres sensations.


Premier voyage à Paris


Autoportrait
1938, huile, 76x60cm


Ce que l'artiste a pu apprendre en France au cours de ses rencontres et de ses visites dans les galeries ou des musées, nous en savons peu de choses, mais il arrive fréquemment de se demander devant certaines œuvres de l'époque 1938-1946 si telle ou telle caractéristique ne se rattacherait pas à l'un ou l'autre de ces jeunes peintres parisiens qui attirent alors l'attention de la critique, soit à André Marchand, soit à Édouard Pignon, à Alfred Pellan. Dans ce dernier cas, des témoignanges précis nous renseignent. Dallaire a bel et bien visité l'atelier parisien de ce dernier peu avant son retour au Canada, et nous savons comment la leçon fut réelle et précieuse. De là datent des emprunts formels qui seront repris beaucoup plus tard. Mais la rencontre a permis aussi au jeune artiste de fixer dans son esprit le modèle d'un artiste canadien autonome dans une société qui le considère comme tel.

Un événement bien particulier a donné du poids à tout ce que Dallaire a pu apprendre durant ses deux premières années à Paris, c'est son arrestation et sa détention durant l'occupation allemande, du mois d'octobre 1940 au mois de septembre 1944. De ceci on ne peut bien juger cependant à partir des œuvres produites durant ce temps. Ces dernières versent soit dans un surréalisme maladifs, soit dans l'art du portrait conçu comme un pur et simple exercice d'observation et de rendu. C'est plutôt dans celles de 1945 et de 1946 que l'approfondissement se manifeste. Ainsi, La vielle demoiselle (MQ), une grande gouache figurant dans la présente exposition [ virtuelle ], paraît une des belles réussites de l'artiste.



La vielle demoiselle
1945, Gouache sur carton
64x48.7cm
Musée du Québec


Montréal des années 40

La société canadienne qui accueille Dallaire en 1946 a beaucoup évolué dans sa compréhension du rôle social de l'artiste. La province de Québec donne le ton. Montréal est en pleine effervescence culturelle. Non seulement l'action de John Lyman à la Contempory Art society a-t-elle donné ses fruits, mais le retour d'Alfred Pellan dont les œuvres ont saisi le public en 1940, crée un vigoureux pôle d'attraction. De son côté, Paul-Émile Borduas, avec ses disciples et ses nombreux élèves provoque de nouvelles réflexions esthétiques qui sont reprises dans les écrits critiques de maints personnalités remarquables telles Maurice Gagnon, Marie-Alain Couturier, Robert Élie, Raymond-Marie Régis. Chacun d'eux cherche à sa manière à élargir le rôle social de l'artiste.




L' École des beaux-arts du Québec

L' École des beaux-arts de Québec où Dallaire enseigne de 1946 à 1952 opère dans un milieu plutôt retranché où la pratique artisanale de la peinture se sent mieux protégée. De plus, l'esthétique Pellanienne y domine nettement sur celle de Borduas. Toutefois, Dallaire trouvera dans la capitale provinciale une protection qui lui sera bénéfique à plusieurs points de vue, à commencer par celui de pouvoir gagner sa vie. Bien sûr, ses tableaux de chevalets, ses gouaches et ses desseins ne s'écoulent pas comme il le désirerait, mais il faut y voir la rançon de la liberté d'une pratique. Dommage qu'il n'ait pas su se contenter du marché restreint que lui imposait la peinture de chevalet, car son exposition au Cercle universitaire de Montréal en 1947, puis celle qui suivra l'année d'après au Musée de la Province de Québec, lui valent des réponses élogieuses.


La critique


Six murales « africaines »
1947, gouache
c.190x152cm cha.


Chez Dallaire, note Paul Dumas dans le journal Le Canada « l'homme qui apparaît comme un pitoyable pantin en proie aux soubresauts de ses désirs et de ses haines, est peint sans cruauté, avec lucidité qui n'exclut ni la tendresse ni l'humour ». Le critique prise également chez Dallaire « un équilibre heureux entre l'expression et le style » ce qui de l'avis de Géraldine Bourbeau constitue plutôt un empêchement à l'épanouissement de la créativité chez lui. Voilà donc Jean Dallaire pris entre deux feux, mais réellement valorisé par la critique, à la veille de l'éclatement des grands débats esthétiques montréalais dans les manifestes Prisme d'Yeux et Refus Global.

La réception critique de son travail l'année suivante n'apporte rien de neuf, sauf pour la note distinctive paraissant sous la plume de Joséphine Hambleton dans le journal The Ottawa Citizen. Cette dernière tente, de façon toute intuitive, de lier l'art de Dallaire à la sculpture religieuse traditionnelle exposée au musée, ce qui paraît valable que sur le plan de la stylisation et de la couleur. Figurent dans cette exposition, en plus des trois grands panneaux décoratifs exécutés pour l'école où il enseigne - lesquels sont conçus dans l'esprit de la Suite africaine (ville de Hull ) - bon nombre de tableaux de grand format tels que la célèbre Tragédie dont la manière évoque la tapisserie française de l'école de Jean Lurçat.


Les commissions ou la peinture de chevalet?


Murale Québec, 1951, 305x1220cm. L'industrielle, Québec


En 1951 et 1952, c'est principalement l'immense murale de 9 pieds sur 34 portant sur l'histoire de la ville de Québec qui occupe l'artiste. Cette dernière est maroufflée sur le mur principal du hall d'entrée au siège social de la compagnie d'assurance l'Industrielle. En définitive, au cours des six années qu'il a vécues à Québec, Dallaire a consacré une part infime de son temps à la pratique de la peinture de chevalet et il semble qu'il ait regretté plus tard de s'être laissé emporter dans des exploits comme celui de sa grande murale. Si durant cette période, les tableaux de tout premier ordre se font rares, certains demeurent inoubliables. Ainsi en est-il par exemple de La lecture et de Nature morte aux poissons (MQ), tous deux de 1951.

L'artiste a-t-il été conscient de son égarement ? C'est sans doute là qu'il faudrait chercher la principale raison de son abattement, de ses malheurs et de sa destitution de son poste de professeur.



Films Jacques Cartier ( 1956 )
et Cadet Rousselle ( 1955 )


Jean Dallaire à l'Office national du film

De retour dans l'Outaouais en juin 1952, Dallaire travaille régulièrement à des petits formats. Il se trouve un travail permanent comme dessinateur à l'Office national du film, mais parvient difficilement à donner de l'unité à sa production picturale. Desemparé, il écrit à son protecteur, le Révérend Père George Henri Lévesque en octobre 1953, lui racontant sa détresse face au travail créateur qu'il croit devoir accomplir.


Son approche stylistique

Même si Dallaire, dès son arrivé à Ottawa, a déclaré dans une entrevue « la peinture de chevalet est décadente à côté de l'art mural et de la tapisserie », on sent bien qu'il reconnaît intérieurement où devoir faire porter ses efforts. En 1954, il se représente comme « le peintre maudit » pour s'être senti confiné à la peinture de chevalet. La même année, il peint Cadet Rousselle avait trois maisons, une œuvre qui montre bien comment Donald Buchanan avait raison de croire que son art était empreint d'une certaine dichotomie entre les mythes du Canada français et la réalité du Canada des années 1950. Dès lors, ce n'est plus tant l'exemple de Lurçat qui l'anime, mais plutôt celui de Jean Miro. Graduellement, il saura unifier son vocabulaire formel et stylistique pour lui donner un nouveau sens symbolique. Ne dit-il pas à l'époque. « Je suis pour un art figuratif expressionniste par nécessité, et je joue avec l'abstraction pour la liberté de la suggestion ».

Une composition comme Femme assise, 1954 (M.B.A.C.), montre tout ce que l'artiste investit d'émotions et de tensions, en cherchannt les plans les plus nets, les surfaces colorées les plus solides, allant jusqu'au monumental dans la qualité de la forme. C'est avec des tableaux comme celui-ci qu'il tisse des liens avec ses meilleures œuvres antécédentes et prépare la série de ses toiles les plus fortes, celles qu'il réalisera à Montréal, quelque temps avant de quitter l'Office national du film en 1957 : Mangeuse de balustes, Prince Casimir, Calcul solaire, Odile, Julie, etc.


Habitants de la Lune, 1958
gouache, 26x26cm


Même si l'évolution de la production de Jean Dallaire montre des changements importants - et sans doute plutôt mal connus - à compter de son nouveau départ pour Paris en 1958 et aussi, peu après son installation à Vence, certaines œuvres de cette époque, Jeux interdits par exemple, se rattachent de plusieurs manières, aux grandes compositions à l'huile de 1957. Dallaire n'aurait-il peint que celle-là que sa contribution à l'art canadien demeurerait considérable. Décadente la peinture de chevalet ? Elle laisse loin derrière elle bien des prouesse décoratives exécutées à Québec dix ans auparavant. Ne voit-on pas maintenant combien d'oeuvres de Dallaire de la fin des années 50 trouvent leur place à côté des grands tableaux de Pellan de la série des jardins dont elles sont contemporaines.


Le Drame chez Dallaire


Jeune homme
1952, huile, 52x38cm


Trop souvent, pour des raisons ethnologique ou par aveuglement, la critique s'est bornée à propos de Dallaire, à saluer son talent exceptionnel, mettant l'accent sur sa dextérité et minimisant le sens dramatique se son apport. Toutefois, vers 1960 et peu après le décès de l'artiste en 1965, plusieurs cherchent à pénétrer le sens de sa satire sociale en se demandant si elle n'a pas pour but une certaine sublimation de folies collectives et la recherche d'un dépassement dans une nouvelle esthétique. Certains y reconnaissent un réalisme transcendant semblable à celui du peintre mexicain Rufino Tamayo. Guy Viau voit bien que Dallaire a le don d'imaginer « des êtres, en un sens, plus vrais que nature ». Paul Dumas, pour qui chaque artiste leur communique « par une sorte de lévitation magique », « la légerté des oiseaux et des insectes, comme s'il voulait souligner ainsi leur vacuité et leur insignifiance ». Même si, « à tout prendre, une existence humaine pèse bien peu dans la trajectoire du temps », il conclut que Dallaire demeure un poète, « un visionnaire qui ajoute une dimension nouvelle à notre optique du monde ».

S'appuyant sur un choix de tableaux particulièrement rageurs, Guy Robert, pour sa part, qualifie de «regard panique» celui que l'artiste pose sur le monde pour s'en évader et s'autodétruire.


Le touriste anglais
1961, Huile, 101.5x73.05cm
Bram Garber, Montréal


Sans doute l'optique nouvelle dont pourrait hériter le visiteur de la présente exposition est-elle conditionnée par sa propre culture. Tout ce qui est reçu l'est bien à la mesure du récipient. Par delà l'autonomie chèrement gagnée de la pratique picturale, la culture québécoise cherche à s'assurer d'une nouvelle fidélité à son héritage ethnologique.


Dallaire et la culture québecoise

L'art de Jean Dallaire passera-t-il dorénavant dans un éclairage nouveau où ses emprunts à des figurations surréalistes ou, si l'on préfère, à un « réalisme transcendant », s'enrichiront de nouvelles significations ? L'artiste hullois communique son inquiétude et s'en délivre en même temps pour l'avoir dite en référence à des mentalités et des attitudes typiquement d'ici. Le sens profond de ses œuvres renvoie à l'opacité du vécu comme au transes du destin.



Prélude pour un dégoûté
1940, fusain, 56x71cm
On a vu comment l'art de Dallaire paraît proche de celui de Pellan même si l'artiste ne l'a pas fréquenté tout autant que Jacques de Tonnancour et Albert Dumouchel, nés respectivement en 1916 et 1917. Ces derniers n'ont d'ailleurs emprunté au maître que de façon sporadique. Peut-être Dumouchel fut-il plus près de Pellan en raison de son amour indéfectible pour l'art brut et l'art populaire. De tonnancour, prenant mieux ses distances, entrevoyant dès 1950 un côté « patenteux » et « petit bricoleur » chez lui. Dallaire, pour sa part, semble avoir hérité d'une autre compréhension de l'art populaire.

Coq licorne, 1952
huile, 126x91cm, MQ


Mieux que Pellan, chez qui, trop souvent, les éléments folkloriques se résument à des tons de couleur rouge et bleue, rapprochés, vibrants et audacieux, Dallaire a fréquemment recours à des sujets, à des thèmes ou à des symboles dont l'ésotérisme ne s'explique que dans la culture populaire canadienne-française. Lorsque'il peint cette grande dame assise, hiératique et fermée, ou cette autre au chapeau, hébétée, sans mémoire et sans voix, ou ses mangeuses de balustes, ou la bossue à l'ombrelle, vaniteuse encore, toujours un détails, un souvenir quelconque, nous ramène à un contenu québécois, au symbole. Et le Coq licorne aux couleurs guerrières évoque une assurance mâle et puriste que nous savons fausse pour l'avoir bien connue ici aussi. Le salut, pense-t-on alors, ne viendra pas de ce côté ! Sous ses apparences frondeuses, défaitistes et résignées, - les titres et les sous-titres le disent : Autoportrait au drapeau (1946), Cadet Rouselle avait trois maisons (1954), L'Abénaki-La Baie James-La Bécasse (1954), On y va aux toasts (1960), - la culture populaire recèle pour Jean Dallaire une esthétique, un savoir et une éthique de bon aloi.



  Jean-Réné Ostiguy

Texte Rédigé originalement dans le cadre de l'exposition Jean Dallaire et la tradition québécoise de la Galerie Montcalm, en 1989.

 
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